PORTET – Le magazine de la ville : informations ou gracieuse

Dans le lot des publicités qui remplissent nos boîtes aux lettres se glisse « Vivre à Portet » intitulé « Le magazine d’informations de la ville de Portet-sur-Garonne » dont le directeur de la publication n’est autre que Thierry Suaud. Dans ce 24 pages en couleur au ton faussement enjoué, sont jetés pêle-mêle des évènements des associations de la commune, de la mairie, du département, de la région… Bref, il est parfois difficile de savoir qui fait quoi, qui est l’instigateur, le réalisateur de tel ou tel projet. Un flou sans doute savamment entretenu. Jusque là rien de nouveau dans une feuille de chou communale.
Mais dans le dernier numéro nous découvrons en pages 14 et 15 entre les travaux, les écoles, le train et les amendes en cas de stationnement gênant, la promotion d’un lieu « le manoir du prince ». Photo et texte bien emballés à l’appui, il propose des salles pour « faire dîner et danser ». A sa première lecture, on peut penser qu’il s’agit d’une réalisation municipale pour les portésiens, leur permettant enfin de bénéficier de salles pour des évènements familiaux.
A y regarder de plus près, il s’agit d’un établissement privé proposant restauration, salles de séminaires et de banquets à la location. Un beau bâtiment et sûrement de beaux services ? Mais qu’est-ce que cela à voir avec la municipalité de Portet ?
Les autres établissements portésiens qui proposent des services équivalents ont certainement hâte de lire les prochains numéros du Vivre à Portet ! Parité oblige : ils auront sûrement droit à leur article publicitaire… Si ce n’était pas le cas, il conviendrait de s’interroger sur le pourquoi de cette publicité gracieuse ? Dans une époque où la défiance face aux élus est de plus en plus forte, cette anecdote n’est pas sans conséquence. Le mélange des genres contribue à jeter le trouble sur les relations entre élus et entreprises privés.
Ce magazine est payé sur les deniers de la commune, c’est-à-dire avec les impôts des citoyens. Cette affaire est d’autant plus ennuyeuse que la ville de Portet compte sur son territoire de nombreux établissements privés qui proposent également des prestations de restauration et de location de salles mais qui n’ont pas bénéficié à ce jour du même traitement dans le magazine. Où se situe la frontière entre intérêt général et intérêts des particuliers ?

Message reçu d’un portésien faché !

Réagissez : contact@lemuretain-sudtoulousain.fr

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